Entre Mauriz, Daniel Glazman et Laurent Jouanneau, on est servi !
Tout d'abord, le multi-fenêtres. N'en déplaise aux amoureux de Photoshop, ce mode de fonctionnement est très productif, clairement plus qu'avec une interface en un seul morceau. Bien sûr, il nécessite un certain temps d'adaptation. Mais au final, on s'y fait, et surtout, on a du mal à revenir aux fenêtres soudées. Que ce soit pour le glisser-déposer entre différents fichiers ou pour éditer simultanément deux images, le multi-fenêtres sort grand vainqueur de la comparaison !
Avec ce reproche vient naturellement celui de l'interface. Effectivement, le tout est un peu fouilli. Ceci dit, on peut configurer les raccourcis clavier de A à Z, et rendre l'outil bien plus puissant en ne se préoccupant presque plus de l'apparence du logiciel, même si des progrès doivent être faits de ce côté. Daniel suggère de laisser la place à un spécialiste en ergonomie... C'est la fondation Mozilla, Linspire ou Disruptives Innovations qui offre ?
Les menus doivent être réorganisés, les icônes refaîtes et les boîtes de dialogue refondues.
Comme le souligne Laurent, la difficulté de faire une forme simple est un peu représentative de l'état actuel du Gimp : c'est possible, mais c'est pas facile de faire ni de trouver comment faire (mais la fonctionnalité dont nous parlons serait en "cours d'ajout"... stay tuned...).
Le Gimp est sans cesse comparé à Photoshop. Pourquoi ? Les deux logiciels n'ont ni les mêmes moyens ni les mêmes objectifs. De plus, l'ergonomie du logiciel d'Adobe est tout autant discutable et à également de sérieux défauts. Oui, le Gimp a des problèmes, mais surtout ne prenons pas exemple sur Photoshop. Par contre, et malgré que ça puisse énerver les développeurs, il y a de bonnes choses dans PS qui mériteraient d'être intégrées, non pas parce que venant d'Adobe, mais parce qu'améliorant le logiciel. Le but n'étant pas de copier bêtement de copier chez-jules-en-face mais de répondre au mieux aux utilisateurs.
Ensuite, questions fonctions, la gestion des filtres. Il y a effectivement une lacune de ce côté. Les effets sont malheureusement irréversibles et on ne garde nulle part un historique des modifications apportées à l'image, ni une liste des différents avec possibilité d'en supprimer un intermédiaire.
De la même façon, la gestion désastreuse du texte fait partie des reproches classiques que l'on fait au Gimp. Force est ici de constater et d'accepter ce (sérieux) défaut.
Dans tous les cas, n'oublions pas que le Gimp dispose de 2 développeurs.
Glazman ose la comparaison avec Firefox, alors que celui-ci dispose d'une énorme communauté et de sommes parfois mirobolantes. Ne serait-ce pas un peu osé, voire prétentieux ? Il demande aussi le passage à XUL. Hum. Faisons mieux que Firefox alors... Troll à part, avec deux développeurs, suggérer de réécrire tout un logiciel dans un nouveau langage permet de doute de la maturité du propos de Daniel.
Quand à pousser au fork, est-ce une bonne idée ? Augmenter le nombre de contributeurs en donnant une place plus importante aux demandes des utilisateurs me paraît être une attitude plus constructive et surtout plus prometteuse.
Je souhaite également de relever l'attitude de certains contributeurs occasionnels pour qui critiquer c'est abandonner, et pour qui utiliser le Gimp alors qu'on lui trouve un défaut est un non-sens. Ce n'est certainement pas de cette manière que le logiciel évoluera positivement...


